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Katsushika Hokusai, qui a fasciné Van Gogh, Monet ou Degas est le seul japonais à avoir été sélectionné par le magasine américain LIFE dans sa liste des « 100 personnalités les plus importantes du deuxième millénaire ». Au Japon, l’adoption de motifs extraits de ses « Trente-six vues du mont Fuji » pour illustrer les passeports ou les nouveaux billets de banque atteste de son infinie popularité.
Cependant, malgré cette extrême popularité, sa vie comporte de nombreux mystères. Il a par exemple vécu jusqu’au vénérable âge de 90 ans à une époque où l’espérance de vie n’était que de 40 ans au Japon. Quelle était donc sa façon de vivre ?
Dans un recoin d’Edo, ville à la riche culture populaire, un peintre sans le sou vivait dans l’obscurité. Son nom : Katsukawa Shunro, le futur Katsushika Hokusai.
Son insolence lui vaudra d’être expulsé par le maître sous la direction duquel il apprenait l’art de l’estampe, et de vivre un certain temps sans un sou pour se nourrir. Mais un évènement changea bientôt sa vie. Ses talents cachés furent en effet découverts par Tsutaya Juzaburo, un éditeur d’estampes génial à l’origine du succès des peintres Utamaro et Sharaku.
Grâce à l’appui de Juzaburo, Hokusai qui a pris conscience de « l’essence du dessin » put faire épanouir son génie. Il produisit ainsi les unes après les autres des œuvres révolutionnaires inimitables et devint du jour au lendemain un peintre très populaire. Sa vision fantastique du monde conquit en un instant la ville d’Edo. Ceci permit d’accélérer le développement de la culture populaire, mais lui acquit progressivement l’hostilité du gouvernement shogounal…